Le format "Jeunesse engagée" a été créé dans le but de mettre en lumière la jeunesse et ses accomplissements, espérant ainsi, inspirer les générations futures à agir pour faire de l'avenir un monde meilleur. Ce premier article présente Kamil Sahbatou, un jeune étudiant au parcours riche et aux grandes ambitions !
Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Kamil Sahbatou, j’ai 20 ans et je suis originaire de trappes dans les Yvelines. A présent, j'habite à Dammarie-les-Lys (en région parisienne dans le 77). Je suis en troisième année de droit à l’université Paris II Panthéon-Assas.
Quand ton engagement a-t-il commencé ?
Cela a commencé au lycée, j'étais bénévole dans l'une des associations de ma ville. Je luttais contre l'échec scolaire en aidant les collégiens, notamment par du soutien scolaire en mathématiques.
Pourquoi t'être engagé ?
En 2017, la période des élections présidentielles, a été un déclic. Je me suis rendu compte des problématiques auxquelles la France et le monde étaient confrontés et, que pour y répondre, les actions des pouvoirs publics ne sont pas suffisantes. C'est grâce à cette prise de conscience, que mon engagement a débuté. Je milite ainsi pour l’égalité des chances et des ambitions et plus généralement, pour une justice sociale, climatique et démocratique.
Dans quoi t'investis-tu actuellement ?
Je m'investis dans des domaines de natures différentes :
- Associatif : Tout d'abord, je suis élu étudiant au conseils centraux de l’université Paris Panthéon Assas, vice-président de la fédération d’Assas d’un think thank politique du nom du "Groupe Socialiste Universitaire", je suis aussi co-président de l’incubateur de Politiques Publiques d’Assas qui a pour but de mettre en pratique les notions vues en cours, en partenariat avec des institutions politico-administratives. Par exemple, cette année, nous sommes en partenariat avec le Ministère de la Transition écologique. Nous organisons, également, des conférences ainsi que des tables rondes avec des politiques afin de sensibiliser les plus jeunes aux problématiques actuelles et future. A titre d’exemple, Jean-François Copé comme Olivier Faure ont pu intervenir sur différents thèmes tels l’accès à l’université et la manière de les concevoir. Enfin, je suis également clinicien à la Clinique Juridique d’Assas, qui réalise des consultations juridiques orales et gratuites afin de donner un accès au droit au plus grand nombre.
-Citoyen : Par mon engagement en service civique, je suis coach scolaire dans les quartiers prioritaires de la ville de Melun où j’ai pour mission de lutter contre l’échec scolaire et favoriser la réussite éducative des jeunes.
-Politique : Je suis engagé au Parti socialiste ; je siège, d'ailleurs, au Conseil Fédéral de Seine-et-Marne, l’instance de décision de la fédération qui met en œuvre la politique du parti au niveau local en lien avec les élus du département (parlementaires et élus locaux). De plus, je suis membre des Jeunes Socialistes et je participe à des manifestations ainsi que des opérations de tractage.
Quels sont tes objectifs ?
Mon principal objectif est de favoriser l’éveil et l’émancipation des plus jeunes, notamment des plus défavorisés ; ainsi que de répondre aux revendications sociales, climatiques et démocratiques des étudiants, qui sont le futur de notre pays. Je souhaite donc poursuivre mon engagement associatif inter/extra-universitaire ainsi que politique. Aussi, je pourrais envisager un mandat d’élu local ou national.
Des anecdotes à partager ?
Je vais vous partager deux anecdotes qui montrent, malheureusement, le climat dans lequel nous vivons en France.
- Lorsque je tractais pendant les élections universitaires des Conseils Centraux, en mars dernier, un militant de l’UNI (une association de Droite et plus précisément d’extrême-droite, qui a publiquement soutenu Éric Zemmour à la dernière présidentielle) a voulu discréditer le programme de mon association apolitique et apartisane en m’insultant de "barbu"... Cette remarque ne relate que le racisme, ici indirect, auquel sont confrontés de nombreux français.
- La seconde anecdote est autant attristante. Lorsque je complétais la fiche d’orientation d’un brillant lycéen dans un espace jeune de Melun où j’effectuais mon service civique, je lui ai exposé ses possibles poursuites d’études supérieures. Il m'a répondu : « c’est inatteignable quand on grandit en cité ». Cette auto-censure illustre les difficultés que connaissent les banlieues. Je désire montrer à ce jeune que tout est possible si on ne s’auto-censure pas.
Un mot pour les jeunes ?
Si j'avais un jeune en face de moi et qu'il me demandait conseil, je lui dirais de s'informer : détenir le savoir, c'est avoir le pouvoir de changer les choses. Ensuite, je lui dirais de s'engager, la jeunesse est actrice du monde de demain.
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